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Les impacts de l’investissement direct étranger

31 Mars 2015 , Rédigé par zalatou naima

L’intérêt porté des investissements directs étrangers aux dernières années est généralement justifié par de nombreuses attentes : leur impact sur la croissance, l’accès aux marchés internationaux, la hausse de la productivité, l’amélioration des capacités locales de gestion, et l’intégration aux réseaux internationaux de production (Bornstein, 2000). Comme suivants :

1. la productivité

L’ouverture commerciale et les IDE peuvent exercer un impact sur la productivité des firmes s’ils s’accompagnent du développement d’une main- d’œuvre qualifiée. Les IDE favorisent généralement la création d’emplois, qui celui permet d’amélioration de la productivité et les transferts de compétence et de technologie. A terme, de pousser indirectement le développement des exportatation.

2. l’emploi :

Les pays qui reçoivent des IDE en attendant , outre la fourniture de nouveaux capitaux , une augmentation de la demande de travail et la création d’emploi , comme les IDE constituent une source d’investissements relativement réduite dans la plupart des pays en développement , leur contribution à l’emploi tend également , ce qui n’est pas surprenant ,à être modeste , et représente moins de 5 % de l’emploi total dans la majorité des pays en question , toute fois ,leur impact sur l’emploi varie considérablement en fonction de l’activité ; les IDE axés sur les industries capitalistiques fondées sur les ressources , telles les mines ou les pétrole ,créent un nombre relativement faible d’emploi , tandis que les IDE dans les industries manufacturières fortement utilisatrices de main-d’œuvre en génèrent davantage .

3. les salaires

L’effet des IDE sur les salaires et les conditions de travail est controversé, certains accusant les multinationales d’octroyer de faibles salaires et d’imposer de mauvaises conditions de travail, la situation étant variable, cela peut être vrai dans certains cas. Mais au total des éléments indiquant qu en moyenne, les sociétés multinationales octroient des salaires plus élevés et fournissent des conditions de travail meilleures que les Es du pays[1].

Dans une première étude consacrée au Mexique, et au Venezuela, AITKEN et al. (1996) comparent les salaires moyens versés par les entreprises locales et les entreprises étrangères. Ils montrent que le salaire moyen dans les entreprises étrangères tend à être supérieur d’environ 30 % à celui des entreprises locales.

De plus, cet écart persiste lorsqu’on prend en compte la taille, la localisation, la gamme de compétences et l’intensité capitalistique au Mexique et au Venezuela. Autrement dit, il semblerait que les entreprises étrangères versent des salaires plus élevés que leurs concurrents locaux dans les pays en développement. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement que les entreprises étrangères offrent de meilleures conditions de travail car il peut y avoir une différence de qualité entre leur main- d'œuvre et celle des entreprises locales.

4 . la dynamique de la spécialisation internationale.

Lorsque les pays forment une zone d’intégration régionale telle que l’Union européenne ou l’ALENA rassemblant des pays à degrés de développement différents deux types de dynamique de la spécialisation internationale peuvent en découler. Premièrement, les pays entrants (par exemple les nouveaux pays membres de l’UE) peuvent connaître un scénario de renforcement de la spécialisation inter-branche, et développer des échanges commerciaux fondés sur les différences de dotations factorielles. Ce schéma peut enfermer les pays moins avancés dans des spécialisations reposant sur des secteurs traditionnels et intensifs en travail non qualifié (MOUHOUD 1997, 2007). Deuxièmement, le scénario du rattrapage et de l’intra-branche est considéré comme plus favorable. Ce scénario de transformation de la spécialisation de type inter branche vers une spécialisation intra-branche verticale ou horizontale requiert des conditions initiales favorables en termes de capital humain, de stock de connaissance et de rattrapage technologique.

5. la contribution de l’agglomération des activités

L’étude de CROZET et alii (2002) portant sur les choix de localisation des 3 902 entreprises étrangères en France, sur la période 1985-1995 analysant les stratégies de localisation des firmes étrangères dans les régions françaises, met en avant la pertinence de la « centralité » dans les choix de localisation, l’importance des économies d’agglomération, ainsi que des différences de comportements entre les firmes selon les pays d’origine. Ainsi, l’Île-de-France dispose-t-elle d’un pouvoir d’attraction extrêmement élevé. Suivent les régions situées à proximité du pays d’origine des firmes (Belgique, Allemagne, Suisse).

6.le comportement d'implantation

Une structure de décision géographiquement hiérarchisée ces nouveaux instruments devraient permettre : de tester la pertinence d'une intuition déjà ancienne (MUCCHIELLI, 1982, 1992) selon laquelle, lors de son processus décisionnel d'implantation à l'étranger, l'entreprise choisit d'abord une grande zone géographique (un continent de la triade : par exemple l'Europe), puis un pays dans une zone (par exemple la France en Europe), puis une région et une ville dans ce pays (par exemple Valenciennes pour Toyota). On peut supposer que les entreprises suivent ce type de. Structure de décision géographiquement hiérarchisée. Il est en effet peu probable par exemple, qu'une entreprise japonaise décidant d'implanter une filiale de production en Europe compare directement les caractéristiques de toutes les villes d'implantation possibles. Dès lors, il faut prendre en compte, dans le choix entre deux régions, le choix de pays qui a précédé; Cela constitue la partie « descendante » de la structure de décision.

7. la Nationalité de filiale étrangers :

La répartition géographique des IDE en France par exemple devient le critère de la nationalité du groupe c’est à dire, il résulte des lieux d’implantation des filiales directes pour les investissent directs de résidents à l’étranger « IDFE » ou des investissements direct de non résidents étrangère en France « IDEF ».

8.la localisation de la population étrangère

Le renforcement de la concentration des populations étrangères liée aux structures de l’emploi aux les régions des firmes industrielles existants et les actifs du tertiaire « commerce, services » comme les quartiers ex-populaires l’ile du France, ils concentrent les nationalités plus présentés ; 8% des tunisiens ,7% du africains noirs ,6% du marocains, 5% des algériens entre 1975 et 1982. Ce processus peut être spécifié en le mettant en relation avec la transformation des activités productives et particulièrement l’importance croissante de la technologie aux l’Access des IDE.

9. la création de progrès technique ;

Les IDE jouent un rôle majeur dans la création du progrès technique, selon le rapport 2005 de la CNUCED sur l’investissement dans le monde fait apparaitre le rôle majeur des entreprises multinationales dans la recherche et développement du monde. Une étude réalisée au Royaume-Uni, les dépenses de R&D des 700 plus grands entreprises du monde (dont au moins 98% sont des multinationale) sont à d’origine de 46% des dépenses mondiales de R&D (privées et publiques) et plus des deux tiers 69% des dépenses privées de R&D. Mais il ne s’agit la que des quelque 700 plus grandes entreprises multinationales, or, il y a environ 70000 multinationales dans le monde, donc on peut déduire que la R&D totale générée par les multinationale est bien supérieure à ces chiffres.

10 . le commerce extérieur :

Les travaux théoriques sur l’impact des investissements directs à l’étranger sont peu nombreux, leur approche est pour partie dépendante des déterminants de l’investissement.

Pour MUNDELL, l’investissement direct est un moyen de franchir les obstacles protectionnistes au commerce international. Il y a donc substituabilité entre échanges de produits et échanges de facteurs de production.

Pour KOJIMA, il y a au contraire complémentarité dans la mesure où les mouvements de capitaux croisés renforcement les avantages comparatifs de chaque pays.

Les travaux empiriques menés notamment sur la France nuancent le propos en s’appuyant sur la stratégie des firmes « J-P Vincent ,1990 » tout dépend des motifs de l’opération et de la forme juridique qu’elle revêt.

Si l’investissement est motivé par un différentiel de cout, l’impact de celui-ci sur le solde commerciale dépend de deux variables. L’investissement direct à l’étranger peut susciter un surplus d’exportation si le taux d’intégration[2] de la filiale et de la maison mère est faible.

Plus le taux d’intégration est faible, plus il en résultera un surcroit d’exportation du pays d’origine. La seconde variable est constituée par la relation commerciale avec la maison mère. Ainsi, la maison mère peut décider que la production délocalisée sera réexportée vers le pays d’origine, au détriment de la sole commerciale[3] .

Si l’investissement est motivé par un souci d’adaptation à la demande locale, tout dépend de deux facteurs, si le produit fabriqué à l’étranger correspond à des spécificités locales de la consommation (absence de substituabilité), il n y’a pas éviction de l’exportation par l’investissement et l’impact de ce dernier est donc neutre, l’investissement étranger peut renforcer la compétitivité-hors prix de la firme dans la mesure où le développement de son image de marque et l’adaptation même des produits aux spécificités locales se traduiront ultérieurement par un développement des exportations.

La forme juridique de l’investissement est elle-même un facteur important. la création d’une filiale commerciale ou industrielle est également considérée comme un facteur stimulant pour les échanges alors, qu’une acquisition d’entreprises déjà existantes est plutôt considérée comme un achat de parts de marché à l’étranger.

Les analyses de MUCHIELLI et d’HENRY s’agissant des investissements français à l’étranger (dans les pays industrialisés) concluent plutôt à la complémentarité entre les stocks d’investissement directs et les flux d’exportation.

11. Effets positifs des IDE sur les pays d'accueil : 11.1 Augmentation de la productivité dans les entreprises rachetées par des investisseurs étrangers

Les IDE par rachat d'entreprise domestique ont pour effet une amélioration de la productivité. Cela concerne à la fois les entreprises vendues dans le cadre du processus de privatisation et les entreprises domestiques du secteur privé. Toutefois, les grandes entreprises du secteur public sont celles où l'arrivée de capital étranger a conduit aux restructurations de plus grande ampleur.

Tout d'abord, les investisseurs étrangers prennent rapidement des mesures pour réduire les sureffectifs dont souffrent la plupart des entreprises héritées du régime précédent. Ensuite, l'appareil de production souvent obsolète est progressivement remplacé par des équipements plus productifs et, enfin de nouvelles méthodes de gestion et d'organisation du travail sont introduites. Ces trois éléments expliquent l'augmentation relativement rapide de la productivité dans les entreprises rachetées par des investisseurs étrangers.

11.2 Externalités positives : transfert de technologie et capital humain

Les IDE ont des effets sur les externalités positives mises en avant par la théorie économique c’est le transfert de technologie : les IDE introduisent de nouvelles technologies, qui seraient diffusées aux entreprises domestiques.

Les technologies apportées par les IDE sont propagées au reste de l'économie avant tout par les relations verticales entre entreprises étrangères et domestiques : les entreprises à capitaux étrangers exigent de leurs fournisseurs et sous-traitants locaux un niveau de qualité élevé, et elles leur apportent à cet effet une aide technique ou de la formation. Les entreprises étrangères importent parfois toutes les consommations intermédiaires et les équipements de production depuis leur pays d'origine ou un pays tiers, et ne font ainsi pas profiter les entreprises domestiques de leur technologie. Dans ce cadre, les autorités locales ont un rôle à jouer, en favorisant par diverses mesures les liens entre firmes étrangères et firmes domestiques.

En outre, le secteur bancaire joue également un rôle important dans la diffusion du progrès technologique : une intermédiation financière insuffisante rend difficile l'accès des entreprises locales à des ressources financières, et peut ainsi freiner l'investissement et les empêcher d'exploiter les opportunités créées par la présence d'entreprises étrangères.

Une autre externalité positive théorique des IDE concerne le capital humain, Dans les faits, comme le montrent certains travaux, les IDE ont peu de chance de transférer les technologies et d’avoir un impact positif sur la croissance s’il n’y a pas un stock minimum de capital humain dans le pays d’accueil (BORENSZTEIN, de GREGORIO & Lee (1994)).

Plus précisément l'amélioration des compétences et du savoir- faire de la population locale, à la fois dans l'industrie et les services. Cela est dû au fait que les entreprises étrangères apportent des compétences et des méthodes de travail nouvelles, et consacrent en moyenne plus de budget à la formation de leurs salariés que les entreprises domestiques.

Dans l'industrie, l'effet des IDE sur le capital humain est étroitement lié au transfert de technologie : les études empiriques montrent que les secteurs avancés technologiquement sont plus à même de bénéficier d'effets d'entraînement sur le capital humain. Et à l'inverse, les économies disposant d'une main d'œuvre qualifiée facilitent les transferts de technologie. Par conséquent, les retombées positives des IDE sur l'économie domestique sont maximisées lorsque les politiques d'éducation et les politiques favorisant le développement des secteurs à contenu technologique élevé sont menés conjointement.

11.3 Renforcement de la concurrence ou émergence d'oligopoles

Théoriquement, les IDE, en introduisant des entreprises étrangères plus efficaces dans le secteur domestique, pousseraient les entreprises locales à faire des efforts de productivité, et à améliorer la qualité des biens et services afin de conserver leurs parts de marché. La théorie économique des industries naissantes, selon laquelle, pour les pays en développement, dans les secteurs où il existe des économies d'échelle et qui ont des effets d'entraînement sur le reste de l'économie, une protection temporaire face à la concurrence étrangère peut être justifiée.

La privatisation dans le secteur des infrastructures offre un exemple d'IDE qui au lieu de renforcer la concurrence, peut conduire à perpétuer la structure oligopolistique du marché. Ainsi que l’internalisation des PME constitue également un moyen important pour acquérir un savoir faire ou de nouvelles technologies, élément qui contribue alors au renforcement de leur compétitivité. Par exemple les PME françaises ont parfois préféré des localisations aux États-Unis au fait de rester en France.

12 Effets négatifs des IDE sur les pays d'accueil

Les dangers potentiels des IDE sur la structure concurrentielle des marchés, lorsque les autorités ne prennent pas des mesures adéquates. Les IDE, notamment dans le cadre du processus de privatisation ont des conséquences sociales négatives, avec une augmentation du chômage importante due aux restructurations et à la suppression des sureffectifs. Or ces licenciements ne sont pas compensés à court terme par des effets d'entraînement.

D'autre part, la pression concurrentielle accrue sur les firmes domestiques due aux IDE peut également accroître le chômage : soit à cause de restructurations de firmes domestiques (pour résister à la concurrence des entreprises aux capitaux étrangers), soit à cause des baisses de profit et des faillites induites.[4]

Perte d'indépendance du pays ; Politiquement, les pays sont parfois réticents à laisser à des investisseurs étrangers le contrôle de pans de leur économie qu'ils jugent stratégiques (secteur bancaire, par exemple). Ils craignent que les investisseurs étrangers ne prennent pas assez en compte les effets de leurs actions et de leur présence sur l'économie du pays. Tandis que, pour attirer les IDE, plusieurs pays ont adopté des mesures d'incitation fiscale, valables pour une certaine durée (10 ans, en général), et l'on peut craindre qu'à l'issue de cette période les investisseurs étrangers ne restent plus dans le pays.

13 Effets des IDE sur les pays investisseurs ;

Les entreprises implantées à l’étranger réalisent des profits élevés puisque les biens ou services produits à l’étranger peuvent être importés dans le pays d’origine à des prix inférieurs aux prix nationaux, il est bien clair que les consommateurs du pays investisseur vont bénéficier indirectement du phénomène au niveau d’un accroissement de leur pouvoir d’achat. Par exemple, si Renault décide de produire un modèle de voiture à l’étranger, les réductions de couts peuvent se retrouver dans le prix de la voiture lorsque celle-ci est réimportée sur le marché français.

Le pouvoir d’achat supplémentaire des consommateurs leur permet également d’acheter d’autres produits, ce qui est un facteur d’augmentation de la diversité des produits consommés .celui-ci permet aussi la diversité des choix et des biens consommés et favorable d’améliorer le bien-être.

En outre les entreprises qui investissent à l’étranger pour se procurer des composants à moindre prix, mais aussi d’entreprises clientes .c’est donc l’ensemble du système productif du pays investisseur qui va bénéficier des baisses de prix et renforcer ainsi sa compétitivité nationale et internationale.

Enfin, l’implantation dune entreprise à l’étranger est une expérience qui, lorsqu’elle est retentit sur toute son activité. Il arrive fréquemment qu’au contact des entreprises du pays d’accueil elle découvre des méthodes et des processus qui seront ensuite des facteurs d’amélioration de sa propre productivité globale.

[1] Edward Graham, fighting the wrong enemy , anti global activists, and multinational entreprises, washington , Institute for international , economics .2000, chapitre 4.

[2] Le taux d’intégration peut se mesurer par le rapport de la valeur ajoutée de la filiale sur son chiffre d affaire.

[3] Dans ce cas, il s’agit en fait d’une opération de délocalisation .mais en France, les opérations de délocalisation passent le plus souvent par un simple contrat de sous-traitance.

[4] étude de J. Sgard (2001) sur un large échantillon d'entreprises hongroises parvient à la conclusion que si les IDE sont en direction du marché intérieur, le danger pour les entreprises domestiques est plus important, car il s'agit d'une concurrence directe.

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